On entend de plus en plus parler de LiDAR dans les projets de cartographie, de chantiers, d’inspection et même en foresterie. La Zenmuse L3 (souvent appelée “DJI L3”) est justement une solution LiDAR récente de DJI, conçue pour capturer des données 3D très détaillées depuis un drone.

L’objectif n’est pas de faire de “belles images” (même si c’est possible), mais surtout de produire une représentation 3D mesurable du terrain et des objets : sol, talus, bâtiments, végétation, infrastructures, etc.

Le LiDAR, expliqué simplement

Un LiDAR envoie des impulsions laser et mesure le temps de retour. En répétant ça des millions de fois, on obtient un nuage de points 3D : une sorte de “scanner” du réel, mais vu d’en haut.

Pourquoi c’est utile? Parce qu’une photo montre une scène… tandis qu’un nuage de points permet de mesurer : hauteurs, pentes, volumes, profils, dégagements, déformations, et plus encore.

C’est quoi exactement la Zenmuse L3?

La L3 est une charge utile (payload) qui combine, dans un seul module :

  • un LiDAR longue portée (laser 1535 nm),

  • deux caméras RGB de 100 MP (pour des images très détaillées et des produits de cartographie),

  • un système de positionnement/orientation pensé pour accélérer la capture de données géospatiales.

DJI met aussi de l’avant une portée de détection annoncée jusqu’à 950 m (dans des conditions de référence, notamment sur des objets à faible réflectivité).

À quoi ça sert (dans la vraie vie)?

Voici les usages où la L3 a le plus de sens — sans jargon :

1) Cartographier un terrain en 3D

Pour obtenir un modèle 3D précis d’un site : pente, dénivelé, fossés, talus, plateformes, etc. Utile pour l’ingénierie, l’aménagement, le suivi de chantier.

2) Calculer des volumes

Carrières, amas de matériaux, déblais/remblais : la 3D sert à faire des volumétries plus rapidement et de manière répétable.

3) Couvrir de grandes surfaces efficacement

DJI annonce une capacité de couverture quotidienne pouvant atteindre 100 km² (selon conditions, altitude, paramètres et organisation des vols).

4) Travailler en milieux végétalisés

Dans bien des cas, le LiDAR peut capter des points “à travers” des ouvertures dans le couvert (selon la densité de la végétation et les conditions), ce qui aide à mieux retrouver le relief.

Quels résultats on obtient, concrètement?

Selon le mandat et le traitement, on vise généralement :

  • un nuage de points 3D (la donnée LiDAR),

  • des modèles d’élévation (terrain / surface),

  • et souvent des orthophotos (images corrigées “comme une carte”) grâce aux caméras.

Important : la qualité finale dépend autant de la planification de vol, de la calibration et du traitement que du capteur lui-même.

Compatibilité : le point à vérifier avant tout

La Zenmuse L3 est annoncée comme compatible avec la DJI Matrice 400, et elle requiert un connecteur de nacelle (single gimbal connector) spécifique.

En clair : on est sur une solution professionnelle, pensée pour des organisations qui ont un besoin réel de données 3D mesurables.

Est-ce que c’est “pour vous”?

La bonne question, c’est :

  • Avez-vous besoin de mesurer en 3D (pentes, volumes, profils, hauteur d’objets)?

  • Ou une orthophoto (photo cartographique) suffit-elle?

Si votre projet implique des calculs, des comparaisons dans le temps, des validations techniques ou des environnements complexes, le LiDAR devient souvent un énorme gain.

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